Sha la la, dou bi ouam.

Sha la la, dou bi ouam.
« Grâce à vous, je suis l'enfant du Mal, l'enfant du Vice, celui qu'on regrette et qui vous empêche de dormir. Vous m'aimez ? Je ne pense pas, vous êtes trop lâche pour ça... Désolé, vous avez perdu. J'espère... Non ! Je n'espère rien au fond. Je voulais juste vous dire, monsieur, que je vous haïssais profondément. Mais que je vous aimais aussi.
Mais, ça, c'est une autre histoire. »

# Posted on Sunday, 25 January 2009 at 5:40 PM

Edited on Saturday, 01 August 2009 at 1:55 PM

Listen : See these bones - Nada Surf.

Listen : See these bones - Nada Surf.
Elle est dans son bain, une garot à la main, le cerveau gelé par de tristes pensées. Elle essaye de se saouler, boire, boire, pour oublier. Le coeur emmellé, secoué, jeté par dessus bord. Aussi pressé qu'un citron, essoré par des mains indélicates. Allongée en position foetale, on ne la reconnait pas : les cheveux emmellés, les yeux rougis par les larmes, les jambes endolories, son corps nu trémoussé de frissons et de sanglots. Elle ne sait plus ce qu'elle veut, ce qu'elle attend, ce qu'elle fait. La buée des vitres l'empêche de se découvrir pleinement dans l'état iréel et pitoyable dans lequel elle se trouve. Tant mieux. Ca lui évitera un cauchemard de plus. Et pourtant, même sous cet apparence d'ange frêle et désorienté, sa beauté vous sauterait aux yeux. D'ailleurs, ses yeux sont dépourvus de sentiments. Surement par peur des sentiments. Cela fait maintenant plusieurs heures qu'elle ne répond plus à aucun appel. Elle préfère mourir lentement dans cette baignoire dont l'eau est, à ce moment, froide. Elle veut aujourd'hui souffrir pour un fait réel, non pas pour une amourette virtuelle inexistante. Elle aime faire preuve de sadisme. Mais tout ça fait trop mal, beaucoup trop mal. Les yeux clos, elle songe à ces beaux moments si douleureux. Puisque maitenant, on les appelle souvenirs.

# Posted on Tuesday, 17 February 2009 at 5:38 PM

Edited on Saturday, 01 August 2009 at 1:55 PM

Tu es faible, Tu es fourbe, Tu es fou, Tu es froid, Tu es faux, Tu t'en fous.

Tu es faible, Tu es fourbe, Tu es fou, Tu es froid, Tu es faux, Tu t'en fous.
Je pense que cette année, j'en ai appris des choses. En quatorze ans de vie, j'ai muri. Cette année, d'une vitesse affolante d'ailleurs. Bizarrement, je retombe sur des photos, des commentaires, des lettres, des conversations... qui me prouve que la gamine que j'étais est partie, avec ma virginité surement.

J'aime pas ce mot, virginité. Ce mot sonne mal. & c'est toujours quelque chose que l'on perd étrangement. Perdre sa virginité. Le mot "donner" serait plus approprié. C'est plus un instant de bonheur qu'un instant de tristesse. Du moins, tout dépend des situations : Oui, ce septième ciel ne s'atteint réellement qu'à deux. Et ce moment, je ne l'ai pas idéalisé. On dirait comme ça mais en aucun cas. Je ne pensais pas que ça aurait pu être aussi parfait. Peut être que justement, l'amour que je lui porte -ait joue un rôle dans cette histoire ? Je pense. Mais, ma première fois fut réussit et j'en suis convaincu. Rien ne pourra m'enlever ce souvenir magique de ma première fois, ni celui avec qui je l'ai fait. Même s'il m'a énormément déçu. Même si je ne pensais pas ça de lui. Et pourtant, on m'avait dit que c'était un mec bien. J'y ai cru. Je me suis trompée. Ce n'est pas la première fois.

On racontait être aussi bonne qu'un joint bien roulé. C'était la bonne époque, hein ? Avec des copains comme toxicos. L'esprit dans les étoiles, puisque l'amour monte à la tête. On pouvait graver des "S+M ; R+S ; E+M" partout. On formait un groupe en osmose. & l'autre qui jouait de la flûte de Jimi Hendrix. T'y croyais toi ? & puis on dansait la salsa devant tes amis, mais tout de même.. On était pas banque. Des conneries ont en a pu faire. La nudité n'était guère un pêché et la multiplication du sexe dans n'importe quelle pièce était d'une triste normalité. L'alcool n'était pas une drogue mais plutôt le fruit d'une invention qu'on remerciait. Le shit était un produit illicite à consommer avec modération. Mais malheureusement (ou heureusement), nous n'avons jamais compris qui était ce "modération".

On a connu la fin de cette histoire, et comme chacun sait : on perd plus que l'on ne gagne. On a finalement terminé comme trois célibataires, dépravés et amoureuses. C'est ainsi de suite qu'on a continué notre grande tournée des concerts, sans vraiment s'intéresser aux gens autour. L'important : oublier et finir fonsdé. Pas tellement original comme idée. Extraverties comme on est, pas trop difficile de se faire des relations. & finalement, au fil du temps, on a trouvé des ami(e)s dans le milieu. Des gens qui nous ressemblent. On n'a bien sur pas oublié les autres mais.. c'est comme qui dirait un autre monde. Une autre vie.

J'ai sur-enchainée le boulot. Pas très compliqué jusqu'ici. Les bonnes notes, les mauvaises. Tout en gardant une moyenne stable. Chose que j'ai jamais compris. Malgré ça, j'arrive pas à me mettre à bosser, et je sais que si je continue mes notes seront en chute libre. & c'est pas mon 17 de moyenne en troisième qui m'aidera en seconde. & surement pas non plus les sorties.

Il est 04:02, on est le 1 mars 2009, et aujourd'hui, j'ai 15 ans. & en ce jour, Papa, j'ai une confidence à te faire : j'ai pas été très sage cette année. Mais, fais abstraction de tout ça s'il te plait.

# Posted on Saturday, 28 February 2009 at 10:06 PM

Edited on Saturday, 01 August 2009 at 1:53 PM

Le jour se lève encore, et oui. Merci les Brixtons.

Le jour se lève encore, et oui. Merci les Brixtons.
J'ai cherché à comprendre mais je n'ai pas compris. Et oui, toujours pas. Un an déjà ; exactement un an. On a changé hein. Et pourquoi rester par terre et vieillir avec eux ? Justement, pour rien. C'est bien pour ça qu'on ne l'a pas fait. Je m'sens mieux. J'me sens bien. Ils ne savent pas vraiment profiter de leur vie. Alors que nous si. Avec des lieux bien culte. Et la scène b. ; Gibus ; Boule Noire.. Etc. On a bédave. Ouais, c'est ça, on a bédave. Enfermé dans un fumoir sans aération. & les yeux qui piquent, le champagne à la main. C'est rien qu'une illumination, rien qu'une sensation cachée. Qu'on préfèrerait oublier. Mais qu'on oublie pas. & puis Bonduelle c'est sexuel, tu sais. Owi sexuel, tu sais. Et encore : Le sentiment d'oublier.. On oubliera jamais. On n'peut pas boy, oh je n'veux pas. Restons en là, et oui, c'est bien mieux comme ça. Les cigarettes s'entassent écrasés. Mouillés par des lèvres impures. Et oui, on est pas tous comme toi. Pas si innocent. On rêve d'être pur, un peu plus pur. Pas si simple.

# Posted on Sunday, 22 March 2009 at 11:02 AM

Edited on Saturday, 01 August 2009 at 1:53 PM

Pif Paf Pouf, You ready for my Love

Pif Paf Pouf, You ready for my Love
Prends mes jambes à ton cou.

# Posted on Saturday, 28 March 2009 at 10:02 PM

Oh, It's a cruel cruel world.

Oh, It's a cruel cruel world.
Impossible. Ca n'adviendra pas. Pourquoi faut-il en permanence qu'il y est, dans une succession de petit bonheur (même infime), un truc qui foire ? Une chose qui fasse qu'on a plus envie de rien. Ni de chanter, ni de danser. Surtout de danser. Last of the english roses. Cette voix me libère, me change les idées. Si seulement ça m'empêchait de penser. Enfin. Oh, Pete, emmène-moi dans ce monde libertin, où tout n'est qu'idéal, utopie et euphorie. Je t'en pris ne me laisse pas là, seule avec ces larmes qui roulent sur mes joues rougies, ces yeux remplis de tristesse, de naïveté et de déception. Je veux rire, rire à en mourir. C'est tout ce que je demande. Oui, rire loin de ce monde d'innocent, cette terre conquise d'idioties et de mensonges. Revenir en arrière, ne jamais savoir, appuyer sur pause, ne jamais continuer.

# Posted on Wednesday, 01 April 2009 at 6:17 AM

Edited on Saturday, 01 August 2009 at 1:52 PM

Are you gonna dance, dance on me..

Are you gonna dance, dance on me..
Les corps s'emmèlent, les sueurs se mélangent, les mains sont moites, les jambes fatigués. Les regards sont exilés au loin dans leurs pensées. Leurs pupilles sont dilatés, ils ont le rire naïf aux lèvres. Perdus dans leur monde pas si simple à décodé. Le monde de la débauche, de l'orgie, de l'impudicité, du luxe, de l'excès, de l'abus, de l'surabondance, du trop-plein. Ce monde que les curieux nous envie. Là-bas, les stupéfiants jonchent sur le sol par paquet, les vêtements imbibés d'alcool collent à la peau. L'excitation monte, les baisers fusent. Les chansons défilent, toujours plus fortes. Les voisins peuvent toujours venir sonner, personne n'ira leur ouvrir : On fait l'oreille sourde en cette chaude soirée de printemps. Ce n'est pas ce soir le début de la fin. La fin a déjà débuté depuis bien longtemps.

# Posted on Sunday, 17 May 2009 at 11:29 AM

Edited on Saturday, 01 August 2009 at 1:51 PM

Ohh.. Boy. If you knew..

Comme elle est incomprise, cachée derrière ce masque de glace. Personne ne peut, personne n'y arrive. Il te suffit d'un mot, d'un souffle, d'un sourire. Et tu sais. Tout, tu sais tout. Tout n'est rien ? Est-ce vrai ? Suis-je vraie ? Vous êtes perdus. Nous sommes perdus. Et tu perds le contrôle, Boy. Tu lui parles. Elle ne comprend plus. Tu t'en fous. Tu te fous de tout. Tu dois encore la quitter. Et pour toi elle s'abandonne. Elle est toi. Toi, toi, toi. Tu n'peux plus. Trop c'est trop. Trop n'est rien ? Trop, tout, rien. Le peu, le surplu. Sans juste milieu. Ta vie ne connait pas le sombre désespoir des nuits glauques, seul, à attendre. Attendre ? Mais qu'attendre ? Ahah. Pathétique, c'est ce qu'elle est. Macabre. Tu en ris, t'en réjouis. Jouissif cette mélancolie ? Boy, elle te ronge. Tu ne vois rien. Tout ? Peut être trop. Incertitude. Tu aimes jouer, jouer, jouer. Tu lui fais mal. Elle en hurle : peur, rage, hargne. Tu en meurs : amour, hypocrisie, baratin. Oh, Boy... Je t'aime te hais. Moi non plus. Plus.

# Posted on Friday, 29 May 2009 at 5:13 PM

Edited on Saturday, 01 August 2009 at 1:50 PM

Shit

Shit
NO FUTUR.
THE FUCKING BLACK HOLE.
OUR FUCKING FRIENDSHIP!
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# Posted on Sunday, 07 June 2009 at 6:11 PM

Edited on Monday, 08 June 2009 at 5:02 PM

Said, Hey Babe, Take a walk on a wild side..

 Said, Hey Babe, Take a walk on a wild side..
Bonsoir,
Non, c'est déplaisant comme formule. Prodigieux début Chloé, quelle singularité.
Oui, jadis, ses chers et tendres congénaires eurent la grande idée de prénommer leur fille Chloé. Elle ne prend que très peu de plaisir à parler d'elle à la première personne du singulier, cela lui donne l'impression de se dévoiler, l'impression que l'on arrive à l'identifier parmi la masse.
Elle ne supporte pas l'irrespect d'autrui et l'intolérance. Elle milite pour ses idées, et elle y croit. La franchise et la curiosité sont pour elle deux grandes vertus à chérir. L'indépendance et la solitude reste ses grandes marques de fabrique. Elle n'aime pas être trop entourée de monde, c'est après qu'elle ressent le sentiment d'être étouffée, surprotégée. Cacher sa timidité est d'une facilité déconcertante, elle se montre donc sociable et extravertie.
Elle est insaisissable : mystérieuse et secrète, emportée puis passionnée. S'investir est loin d'être de son quotidien. Elle apprécie les relations courtes. Depuis son premier amour, les sentiments ne sont guère aussi prononcés. Il était tout. Il n'est plus. Chloé vous passe les détails d'un passé plutôt douloureux, que vous découvrirez surement par la suite. Aujourd'hui, elle vit d'orgie, le sex prône tout. Les gens aiment l'ignorer ou la juger, leur passe-temps favori. Si vous saviez comme elle en rit, ils sont si pathétiques.
Elle est dotée d'une taille que l'on qualifierait d'assez remarquable. Ses longs cheveux d'un brun éclatant contrastent avec ses jolies yeux verts orangés cernées de noir. Elle n'a pas le physique des mannequins dans les publicités pour le shampoing. Elle a des formes et les assume. Elle possède des défauts mais fait avec, malgré qu'on le lui rappelle si souvent. Son optimisme la fait sourire, ce qui fait apparaître ses faucettes naissantes sous ses paumettes qui lui valent le surnom de "hamster". Elle porte souvent des talons, pour qu'on la remarque encore et encore. Ses slims serrés moulent ses formes généreuses. Ses accessoires étonnants la rendent à la page.
Vous avez vu comme elle joue bien ? Quelle comédie n'est-ce pas ? Et oui, Boy, vous savez bien comme elle est créative. Malgré cela Boy, la connaissez-vous vraiment ? Je ne pense pas non. Est-elle si pur ? Ou bien fait-elle parti de cette génération d'impudicité et de luxe ?
Mais, peu importe. Tout cela est bien dérisoire. Je vous exempte de l'habituelle formule de politesse.

# Posted on Wednesday, 24 June 2009 at 5:27 PM

Edited on Saturday, 01 August 2009 at 1:50 PM